Tous unis pour sauver la saison touristique


La crise sanitaire mondiale que nous affrontons depuis 3 mois laisse progressivement mais timidement entrevoir un retour à des habitudes que nous ne pensions pas devoir abandonner si subitement et durablement. Passées les premières semaines d’un confinement qui aura fait perdre bon nombre de repères à l’ensemble de la population, et place désormais à l’après. Un après qui ne sonnera probablement plus comme un avant, même si la tentation d’un retour à ce que nous appelions « normalité » est dans tous les esprits. 

Il faudra donc composer pour ces prochaines vacances estivales, et peut-être même encore pour de longs mois, avec un risque sanitaire certain et pour autant, loin d’être maitrisé. Partir en vacances, ce sera avant tout, un choix. Le choix de la sécurité, celui du dépaysement pour évacuer ces semaines difficiles de confinement et de privations de certaines de nos libertés, celui du soutien à nos concitoyens professionnels durement affectés moralement et économiquement ou bien encore, celui de l’évasion, comme si la menace s’était éloignée. Le Covid-19 aura déstabilisé, parfois fait tomber et à coup sûr, traumatisé plusieurs secteurs d’activité. Sans rebond rapide, la France portera longtemps les stigmates de cette pandémie.

Touchés de plein fouet par cette crise désormais économique, de nombreux professionnels du tourisme : hôteliers, restaurateurs, plagistes, gestionnaires/propriétaires de campings, parcs de loisir, gîtes, maisons d’hôtes, meublés de tourisme, festivaliers, … cherchent par tous les moyens à sortir la tête de l’eau mais la reprise ne sera pas équitable. Les loueurs de meublés de tourisme, autorisés à proposer leurs services dés le début du déconfinement sous réserve d’appliquer les gestes barrières et d’assurer la sécurité sanitaire des visiteurs, semblent pouvoir redémarrer leurs activités. Dans la pratique, les calendriers de réservations sont restés désespérément vides depuis la mi-mars et les prévisions pour le mois de juin sont pessimistes. Seules embellie dans ce ciel bien gris, paradoxe pour l’une des régions, les plus ensoleillées de France, la reprise des confirmations de locations de maisons et villas avec piscines privées, habituellement toutes déjà réservées depuis le début de l’année pour la saison à venir. Mais contrairement aux apparences, ce type de logements ne constitue pas la grande majorité de l’offre. Quid des appartements de centre-ville? Pour le moment, calme plat et des demandes sporadiques. Les hôtes professionnels et particuliers ont bien entendu baissé leurs tarifs, souvent de manière significative, et assoupli leurs conditions d’annulation, mais rien n’y fait. 

Trop d’incertitudes concernant les restrictions en vigueur (limitation de déplacement dans un rayon de 100kms de son domicile, réouverture différée des restaurants, bars, plages privées, …)? Peur de voyager à nouveau? Les raisons sont multiples mais une certitude, l’été 2020 ne ressemblera à aucun autre.

Quand certains évoquent des inégalités de traitement entre les acteurs du tourisme, d’autres y voient des origines structurelles à ces déséquilibres. Les meublés de tourisme pourraient tirer leur épingle du jeu dés cette saison, de part la nature privative de ces logements mais aussi parce qu’ils répondent à une réalité, les voyageurs ont envie de vacances, mais pas dans n’importe quelles conditions. Privilégiant les regroupements familiaux, ils s’orientent naturellement vers des logements de grande capacité ou mieux encore, des logements offrant des services qui eux, ne seront pas frappés de restrictions d’utilisations telles que les piscines. Ce seront en quelque sorte, des vacances semi-confinées. Et la durée des séjours n’y changera rien car la clientèle domestique voyage habituellement à cette période, pour au moins une semaine. La tentation de vouloir limiter la durée des séjours à un minimum de 7 nuitées, comme le souhaiterait la ville de Nice, ne serait d’aucune utilité, ni pour la relance dont à terriblement besoin la ville et ses commerçants, ni l’hôtellerie qui de toutes façons, ne parviendrait pas à séduire ce type de clientèle. Du reste, les hôtes niçois devront composer avec les cartes qu’ils ont en mains pour séduire une clientèle habituellement friande de séjours en dehors de nos frontières. L’Italie, la Grèce et l’Espagne ont récemment annoncé qu’elles accueilleraient à nouveau les touristes étrangers, dès cet été. Nice n’étant pas la destination la moins chère d’Europe, des mesures encore plus restrictives priveraient la destination d’une clientèle en grande partie familiale.

Sur du plus long terme, les loueurs de meublés de tourisme pourraient accepter des restrictions de durée, dès lors que l’efficacité de telles mesures serait prouvée et à condition d’obtenir des garanties telles qu’un assouplissement des règles de changement d’usage. L’intérêt collectif se trouvera dans la concertation de toutes les parties qui, autour d’un intérêt commun, la destination NCA, pourraient bâtir un modèle efficace, régulé avec discernement, et respectueux d’un esprit de concurrence loyale.

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